Faut-il digitaliser sa pratique sportive ?

Avant l’apparition des smarts watch, très peu de monde parlait de temps aux kilomètres, cette donnée étant réservée aux athlètes confirmés ou de haut niveau. Elles ont poussé comme des petits pains depuis 5 ans, les smarts watch sont devenus incontournables dans les salles de sports ou en extérieur. Rendez-vous compte, plus de 20% des Américains possèdent ce nouvel outil.

Connectée à votre téléphone, elle permet de répertorier vos entrainements, votre rythme cardiaque, les calories que vous brulez, mais aussi de répondre au téléphone, aux mails… et même (on l’oublierait presque !) de donner l’heure. Nous allons essayer de dresser un portait nuancé de cet objet, car on se rendra vite compte que le poison est dans l’excès.

Du côté des points positifs, elle vous donne vos pulsations en temps réel (attention à investir dans une montre de qualité sans quoi les résultats risquent de manquer de fiabilité). Et pour ceux qui ont besoin de travailler dans certaines zones en rapport avec des problèmes cardiaques, c’est non négligeable. Dans ce sens, elles peuvent prévenir en cas de malaise ou d’arrêt cardiaque les secours. Vous pouvez également extraire les données afin de les partager à votre coach pour les analyser ou même à votre cardiologue.

Dans la même optique, l’obésité augmente à cause de la sédentarité notamment, et elle permet d’enregistrer le nombre de vos pas. Un petit rappel au cours de la journée peut nous pousser à atteindre la fameuse barrière des 10 000 pas qui devrait être le minimum que nous faisons par jour afin de limiter les risques de maladies cardiovasculaires. On peut donc voir que pour la santé, pour la qualité de vos entrainements ou même pour vos appels, une smartwatch est un vrai plus. Mais le revers de la médaille, ça peut tout autant être le côté connecté

En effet, qui n’a jamais vu les coureurs à pied obnubilés par leur montre ? Et c’est là où le bât blesse, quand la montre qui est censée aider devient une source de stress. Avant leur apparition, très peu de monde parlait de temps aux kilomètres, cette donnée étant réservée aux athlètes confirmés ou de haut niveau. Or maintenant, c’est la montre qui donne le rythme selon ce que l’athlète avait prévu en amont, et non l’athlète qui fait en fonction de ses capacités et de sa forme du jour. Cependant, dans une pratique de loisir, ce sont ces deux paramètres qui doivent rester prioritaires, sous peine de tomber en névrose devant des résultats en dessous de nos attentes.

Notre conseil serait alors d’alterner les séances avec et sans smartwatch pour rester à l’écoute de son corps. Prenez ces montres comme un outil, et non comme un accessoire sur lequel nous devons rester rivés, car la pratique sportive doit rester libre et conscientisée pour vous épanouir dedans et ne pas vous enfermer dans ce monde où le repli sur soi est un fléau pour la santé mentale !

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